La Lune a-t-elle elle aussi son analemme ?
Créé par Jean-Emmanuel Bissey le 04/09/2026 modifié le 05/09/2026 PubliéCe matin, 3 septembre 2026, vers 7 heures, en regardant le ciel au-dessus de Dijon, j'ai été surpris par la position de la Lune.
Elle était vraiment très haute dans le ciel.
Tellement haute que j'ai eu l'impression qu'elle était plus haute que le Soleil ne peut l'être au solstice d'été, autour du 21 juin.
Et cette impression m'a rappelé une curiosité astronomique que j'avais déjà rencontrée : l'analemme du Soleil.
Le fameux « 8 » du Soleil
Si l'on photographie le Soleil, tous les jours à la même heure solaire, pendant une année, puis que l'on superpose les photographies, le Soleil ne se trouve pas exactement au même endroit.
Il dessine une étrange figure en forme de 8 couché.
C'est l'analemme.
La forme de cette figure résulte essentiellement de deux phénomènes :
- l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre ;
- l'excentricité de l'orbite terrestre.
La position verticale du Soleil varie au cours de l'année à cause de sa déclinaison. Quant au déplacement horizontal, il est lié notamment à ce que l'on appelle l'équation du temps, c'est-à-dire la différence entre le temps solaire apparent et le temps solaire moyen.
Mais alors une question me vient immédiatement :
Est-ce que la Lune possède elle aussi un analemme ?
Ma question aux IA
Comme nous sommes en 2026 et que j'ai quelques IA ouvertes dans les onglets de mon profil Firefox, j'ai décidé de leur poser exactement la même question.
« si on prend un photo du soleil à 10h (heure solaire) tout au long de l'année, les positions successives décrivent un 8 couché. Comment faire pour la lune. ce matin vers 7h elle était très haute dans le ciel chez moi à Dijon »
J'ai volontairement posé la question de façon assez simple, comme je me la suis posée moi-même.
Toutes les IA ont immédiatement parlé d'analemme.
Mais ce qui est intéressant, c'est que leurs réponses ne sont pas identiques.
Chacune insiste sur un aspect différent du problème : la période orbitale de la Lune, son inclinaison, sa déclinaison, l'heure d'observation, ou encore le fait que la Lune ne reproduit pas simplement le comportement du Soleil.
C'est justement ce qui m'a donné envie de comparer leurs réponses.
Les réponses de mes IA
Voilà les réponses IA, que je vais présenter ici dans l'ordre alphabétique de mes onglets Firefox.
L'objectif n'est pas de désigner « la meilleure IA ».
Ce qui m'intéresse davantage est de voir comment chacune comprend le problème et quels aspects elle choisit de mettre en avant.
IA n°1
Oui — et c'est justement là que la Lune devient beaucoup plus intéressante que le Soleil. 🌙
Le phénomène existe bien : on parle d'un « analemme lunaire », mais il ne se construit pas exactement comme celui du Soleil.
Pour le Soleil
Si tu photographies le Soleil au même endroit et à la même heure solaire chaque jour, pendant un an, tu obtiens le fameux 8.
C'est dû essentiellement à deux choses :
- l'inclinaison de l'axe terrestre → le Soleil monte et descend au fil des saisons ;
- l'orbite légèrement elliptique de la Terre → le Soleil n'avance pas exactement à vitesse angulaire constante.
Pour la Lune, c'est beaucoup plus rapide
La Lune change de position énormément plus vite.
Si tu la photographiais à 7 h exactement chaque matin, comme tu l'as observée ce matin à Dijon, elle ne formerait pas simplement un joli 8 sur une année.
Elle se décalerait d'environ 12 à 13° vers l'ouest chaque jour, ce qui correspond au fait que la Lune se lève en moyenne environ 50 minutes plus tard chaque jour.
Donc pour construire un analemme lunaire, il faut faire quelque chose d'assez surprenant :
photographier la Lune chaque jour environ 50 min 29 s plus tard que la veille.
Au bout d'environ un mois, les positions forment alors une sorte de 8.
Et ton observation de ce matin est très intéressante
Le fait que tu aies vu la Lune très haute vers 7 h à Dijon dépend de sa position sur son orbite et surtout de sa déclinaison.
Et la Lune peut aller plus haut dans le ciel que le Soleil ne le fait jamais.
L'orbite lunaire est inclinée d'environ 5,1° par rapport à l'écliptique. Combinée à l'inclinaison de l'axe terrestre (~23,4°), cela permet à la déclinaison lunaire d'atteindre environ ±28,6° lors d'un « grand arrêt lunaire », contre seulement ±23,4° pour le Soleil.
Et c'est particulièrement intéressant en ce moment, car nous sommes en 2026, peu après le grand arrêt lunaire de 2024 : la Lune peut donc avoir des positions très spectaculaires dans le ciel.
Il y a donc deux expériences différentes
| Expérience | Fréquence | Durée |
|---|---|---|
| ☀️ Analemme solaire | même heure chaque jour | ~1 an |
| 🌙 Analemme lunaire | ~50 min 29 s plus tard chaque jour | ~29,5 jours |
Mais il y a une subtilité importante : la Lune ne reproduit pas exactement le même 8 chaque mois. Son orbite est inclinée et elliptique, et l'orientation de cette orbite change progressivement. C'est pourquoi les analemmes lunaires peuvent être assez différents d'un mois à l'autre.
Et si ton idée est de faire toi-même la photo depuis Dijon, on peut aller plus loin : je peux te calculer les dates et heures précises des prises de vue pour fabriquer un véritable analemme lunaire depuis Dijon, avec par exemple un cliché par jour pendant un mois, et te dire où regarder dans le ciel chaque matin. Ce serait assez sympa à réaliser.
IA n°2
This confirms exactly le principe : c'est bien plus rapide que pour le Soleil — pas besoin d'attendre un an, un seul mois lunaire suffit.
Le principe
Pour le Soleil, l'analemme demande une photo par jour, toujours à la même heure d'horloge, pendant un an.
Pour la Lune, ça ne marche pas pareil car elle ne se lève pas à heure fixe (elle retarde d'environ 50 minutes chaque jour). Mais il existe un moyen d'obtenir un analemme de la Lune, à condition de savoir qu'en moyenne la Lune revient à la même position dans le ciel environ 51 minutes plus tard chaque jour. Donc, si vous photographiez la Lune 51 minutes plus tard chaque jour durant une lunaison, elle tracera une courbe en huit puisque sa vraie position varie par rapport à la position moyenne, à cause de son orbite inclinée et elliptique. Cidehom
En pratique
- Choisissez un jour de départ et notez l'heure exacte de passage de la Lune à un point de référence (par exemple son passage au méridien, ou simplement une heure où elle est bien visible).
- Le lendemain, photographiez-la 51 minutes plus tard, le jour suivant encore 51 minutes plus tard, etc.
- Faites ça pendant tout un mois lunaire (~29,5 jours) — une lunaison complète suffit, contrairement au Soleil.
- Superposez les images : vous obtiendrez un 8 (ou parfois une forme plus allongée/asymétrique selon la période choisie).
Le décalage de 51 min compense le mouvement moyen de la Lune ; l'écart entre sa vraie position et cette moyenne (dû à l'inclinaison de 5° de son orbite et à son excentricité, plus marquée que celle de la Terre) dessine la boucle. Un exemple célèbre est l'analemme réalisé par l'astronome Rich Richins en choisissant une lunaison contenant le solstice d'été.
Pour la lune très haute ce matin
Ça n'est pas lié à l'analemme en tant que tel, mais au même phénomène d'inclinaison orbitale (plus l'inclinaison ajoutée à celle de l'écliptique est favorable à un moment donné, plus la Lune monte haut ou reste basse selon les périodes — un cycle qui varie sur ~18,6 ans, la précession des nœuds).
IA n°3
Tu touches à un truc très beau là—l’analemme, mais version Lune, c’est une vraie bête sauvage.
Rappel : pourquoi le Soleil fait un 8
Pour le Soleil, tu connais déjà l’idée :
-
Inclinaison de l’axe de la Terre → le Soleil monte et descend au fil des saisons (composante nord–sud du 8).
-
Orbite elliptique de la Terre → le Soleil « avance » parfois en avance, parfois en retard par rapport au Soleil moyen (composante est–ouest du 8).
En le photographiant à la même heure solaire, au même endroit, pendant un an, tu obtiens ce 8 couché dans le ciel.
Et la Lune, alors ?
Pour la Lune, on peut faire un analemme aussi… mais :
-
Son mouvement est beaucoup plus complexe :
-
Période orbitale courte : ~27 jours pour faire le tour du ciel.
-
Inclinaison de l’orbite lunaire par rapport à l’écliptique : ~5°.
-
Excentricité de l’orbite lunaire (elle aussi elliptique).
-
Précession des nœuds (le plan de l’orbite tourne lentement, cycle ~18,6 ans).
-
Résultat : si tu prends la Lune à la même heure locale, depuis Dijon, pendant longtemps, tu n’obtiens pas un joli 8 simple comme pour le Soleil, mais une figure plus compliquée—souvent une sorte de guirlande de boucles, qui change avec les années.
En pratique :
-
Sur quelques mois, tu verras la Lune passer très haut, puis plus basse, à la même heure.
-
Sur des années, la hauteur maximale de la Lune varie (c’est le fameux cycle de 18,6 ans).
Pourquoi elle était « très haute » ce matin vers 7h à Dijon ?
Quelques raisons possibles, combinées :
-
Déclinaison lunaire élevée : la Lune était ce matin dans une zone du ciel proche de sa déclinaison maximale nord → elle monte haut pour un observateur à ~47°N comme toi.
-
Heure : vers 7h (heure légale), tu étais sans doute pas loin de son passage au méridien ou dans sa montée, ce qui la place haut dans le ciel.
-
Phase : selon la phase (proche du dernier quartier, pleine, etc.), la Lune se trouve à des heures différentes dans le ciel (matin, soir, nuit profonde).
Comment « faire » un analemme de la Lune, concrètement ?
Si tu veux t’amuser à le construire :
-
Choisir une heure fixe
-
Par exemple : 7h heure légale (en corrigeant éventuellement pour l’heure solaire si tu veux être puriste).
-
-
Photographier la Lune depuis le même endroit, même cadrage
-
À chaque fois qu’elle est visible à cette heure (ce ne sera pas tous les jours, contrairement au Soleil).
-
Sur plusieurs mois, voire années, tu verras se dessiner une figure.
-
-
Noter la date et la phase
-
Ça t’aidera à comprendre quels morceaux de la courbe correspondent à quelles configurations.
-
Tu n’auras pas « un 8 propre » comme pour le Soleil, mais une sorte de analemme lunaire personnel, qui raconte la danse de la Lune vue depuis ton jardin à Dijon.
Si tu veux, on peut partir de ta latitude à Dijon et simuler (même juste conceptuellement) à quelles dates la Lune atteint ses hauteurs extrêmes chez toi, et tu te fais un petit projet photo sur un an ou deux.
IA n°4
C'est une question très pertinente ! Pour la Lune, le principe est similaire, mais la mise en œuvre est différente à cause de son mouvement propre.
🌞 Pour le Soleil : un an, toujours à la même heure
L'analemme solaire, ce fameux "8 couché", s'obtient en prenant une photo du Soleil à la même heure solaire, chaque jour, pendant une année entière
. Ce mouvement apparent est dû à la combinaison de l'inclinaison de l'axe terrestre et de l'ellipticité de l'orbite de la Terre autour du Soleil.
🌙 Pour la Lune : un mois, avec un décalage de 50 minutes
Pour la Lune, il faut s'adapter à son rythme. Elle tourne autour de la Terre et, chaque jour, elle revient à peu près à la même position dans le ciel environ 50 minutes et 29 secondes plus tard
Pour obtenir son analemme, il faut donc :
-
Photographier la Lune 50 minutes plus tard chaque jour (par exemple, un jour à 7h, le lendemain à 7h50, etc.)
-
Contraindre la durée à un mois lunaire (une lunaison) plutôt qu'à une année entière
En suivant ce protocole, la Lune trace, sur un mois, une courbe en 8 similaire à celle du Soleil. Ce 8 est la conséquence de son orbite inclinée et elliptique autour de la Terre
🌅 La Lune haute dans le ciel à Dijon
Votre observation de ce matin, une Lune très haute dans le ciel à Dijon vers 7h, s'explique par ces mêmes mécanismes. Sa position très haute, comme celle du Soleil en été, dépend de son déclinaison, qui varie au cours de son cycle mensuel
. Selon la période de l'année, la Lune peut effectivement atteindre des hauteurs très importantes dans le ciel, surtout si elle est proche de son point le plus septentrional.
Si vous souhaitez vous lancer, un projet d'analemme lunaire demande une planification minutieuse pour suivre le décalage horaire de 50 minutes et capturer toutes les phases, notamment les délicats croissants proches de la nouvelle lune
Bon ciel pour cette aventure photographique !
IA n°5
La figure dessinée par le Soleil (un « 8 » vertical ou légèrement incliné selon la latitude) s'appelle un analemme. Il est possible de reproduire la même chose avec la Lune, mais la méthode et la période d'observation changent considérablement.
Pourquoi la Lune était si haute ce matin
La Lune tourne autour de la Terre sur une orbite inclinée d'environ 5° par rapport à l'écliptique. En septembre, le dernier quartier de Lune se trouve dans des constellations très « hautes » sur la sphère céleste à l'ouest/sud-ouest en fin de nuit. C'est pour cela qu'à 7h à Dijon, elle apparaissait particulièrement haute sur l'horizon.
Comment photographier un analemme lunaire
Si tu prends une photo à heure fixe (par exemple tous les jours à 7h00), la Lune ne sera pas là le lendemain : elle décale son passage d'environ 50 minutes plus tard chaque jour en raison de sa révolution autour de la Terre.
Pour former la figure :
-
Période : Il ne faut pas attendre un an comme pour le Soleil, mais un mois lunaire (un mois synodique, soit environ 29,5 jours).
-
Prise de vue : Photographier la Lune en décalant l'heure de prise de vue de 50 minutes et 29 secondes de plus chaque jour (ou en photographiant exactement à chaque jour lunaire).
-
Résultat : Les positions successives tracent également une boucle en form de « 8 », légèrement dissymétrique, traversant les différentes phases lunaires (de la nouvelle lune au croissant, puis à la pleine lune).
IA n°6
Pour la Lune, on obtient un analemme (courbe en 8) en photographiant sa position environ 50 min 29 s plus tard chaque jour successif, sur une lunaison (~29,5 jours).
Contrairement au Soleil (même heure solaire chaque jour pendant 1 an → figure en 8 couchée due à l’obliquité de l’écliptique + excentricité de l’orbite terrestre), la Lune revient en moyenne à la même position dans le ciel environ 50 min 29 s plus tard chaque jour (à cause de son mouvement orbital). On fixe donc l’appareil au même endroit et à la même orientation, et on décale l’heure de prise de vue de cette quantité chaque jour. L’inclinaison de l’orbite lunaire (~5°) et son excentricité font alors que les positions successives tracent une courbe en forme de 8 (ou parfois plus « en raquette » selon le mois, car l’orbite précesse).
Comment procéder concrètement
- Choisir un site stable avec un horizon dégagé (surtout sud-ouest ou sud selon l’heure de départ).
- Prendre une photo de la Lune tous les jours, en avançant l’heure de ~50 min 29 s (valeur moyenne ; le décalage exact varie un peu car l’orbite est elliptique).
- Sur une lunaison complète, on obtient le « 8 ». Certains photographes en font deux lunaisons pour un double analemme.
- Les croissants très fins près de la nouvelle Lune sont souvent trop faibles ou en plein jour → ils manquent parfois sur les composites.
- Composition : même cadrage, superposition des images (logiciel de traitement d’image), avec un fond de paysage pris un jour favorable.
C’est plus court qu’un analemme solaire (1 mois vs 1 an), mais logistiquement plus exigeant (heures qui glissent, météo, Lune parfois diurne et pâle).
Ce matin vers 7 h à Dijon
C’était normal qu’elle soit très haute. Le 4 septembre 2026, on était au dernier quartier (autour de 8–9 h UTC). Au dernier quartier, la Lune se lève vers minuit, est haute le matin et se couche l’après-midi. De plus, autour de ces dates sa déclinaison était proche de son maximum nord (~+28°), ce qui la place particulièrement haut dans le ciel depuis la latitude de Dijon (~47° N).
En résumé : même principe de base que pour le Soleil (positions à intervalle fixe depuis un point fixe), mais l’intervalle est le « jour lunaire moyen » (~24 h 50,5 min) et la période est une lunaison.
IA n°7
Le phénomène que tu décris pour le Soleil s'appelle un analemme : c'est la figure en forme de 8 (ou de boucle) obtenue en photographiant le Soleil à la même heure solaire chaque jour pendant un an. Cette trajectoire est due à l'inclinaison de l'axe de la Terre (23,5°) et à l'excentricité de son orbite autour du Soleil.
Pour la Lune : le concept d'analemme lunaire
La Lune a aussi une trajectoire apparente complexe dans le ciel, mais son analemme lunaire est bien plus difficile à observer et à photographier pour plusieurs raisons :
-
Période orbitale différente :
La Lune met environ 27,3 jours à faire un tour autour de la Terre (période sidérale), mais son cycle de phases (synodique) est de 29,5 jours. Son mouvement apparent dans le ciel est donc bien plus rapide que celui du Soleil. -
Inclinaison de l'orbite lunaire :
L'orbite de la Lune est inclinée d'environ 5° par rapport à l'écliptique (le plan orbital de la Terre). Cela ajoute une composante verticale à son mouvement apparent. -
Variations de distance :
La Lune a une orbite elliptique, donc sa distance à la Terre varie (entre ~363 000 km et ~405 000 km), ce qui influence sa taille apparente et sa position. -
Heure d'observation :
Contrairement au Soleil, la Lune n'est pas visible à la même heure chaque jour. Elle se lève et se couche environ 50 minutes plus tard chaque jour (en moyenne). Pour la photographier à la même heure solaire (par exemple 7h), il faudrait donc attendre des cycles de 29,5 jours pour qu'elle revienne à la même position relative par rapport au Soleil.
Comment photographier un analemme lunaire ?
Si tu veux reproduire une figure similaire pour la Lune, voici comment procéder :
1. Choisir une heure fixe (en temps solaire)
- Comme pour le Soleil, il faut photographier la Lune à la même heure solaire (par exemple 7h00 heure solaire vraie pour Dijon).
- Problème : La Lune n'est pas toujours visible à 7h (elle peut être sous l'horizon ou en pleine journée). Il faudra donc sauter les jours où elle n'est pas visible à cette heure.
2. Fréquence des prises de vue
- La Lune met 29,5 jours à revenir à la même phase et à la même position relative par rapport au Soleil.
- Pour un analemme lunaire complet, il faudrait donc attendre 29,5 jours entre chaque photo (et non 1 jour comme pour le Soleil).
- En pratique, cela signifie que tu ne pourras prendre qu'une seule photo par cycle lunaire à la même heure solaire.
3. Résultat attendu
- La trajectoire de la Lune formera une ellipse ou une boucle complexe, mais pas un 8 aussi net que celui du Soleil.
- La forme dépendra de :
- L'heure choisie (7h dans ton cas).
- La latitude de Dijon (~47°N).
- Les variations de déclinaison lunaire (la Lune peut monter jusqu'à +28° ou descendre jusqu'à -28° par rapport à l'équateur céleste, contre ±23,5° pour le Soleil).
4. Exemple pour Dijon à 7h (heure solaire)
- Ce matin, la Lune était haute dans le ciel à 7h. Cela signifie qu'elle était probablement proche de son passage au méridien (point le plus haut dans le ciel pour un observateur donné).
En répétant l'expérience tous les 29,5 jours à 7h, tu obtiendras une série de points qui traceront une courbe en forme de "vague" ou d'ellipse, mais pas un 8 symétrique.
Visualisation simplifiée
Voici à quoi pourrait ressembler un analemme lunaire (schéma conceptuel) :
- Axe horizontal : Déplacement Est-Ouest dû à la rotation de la Terre.
- Axe vertical : Variation de déclinaison (due à l'inclinaison de l'orbite lunaire).
- Forme : Une ellipse inclinée, avec des variations de hauteur plus marquées que pour le Soleil.
Outils pour simuler
Si tu veux prévisualiser la position de la Lune à 7h (heure solaire) tout au long de l'année à Dijon, tu peux utiliser :
- Stellarium (logiciel gratuit de planétarium) : Régle la date, l'heure (en temps solaire vrai), et observe la position de la Lune.
- PhotoPills ou The Photographer's Ephemeris : Pour calculer les positions précises.
Pourquoi c'est plus compliqué que pour le Soleil ?
| Facteur | Soleil | Lune |
|---|---|---|
| Période | 1 an (365 jours) | 29,5 jours (cycle synodique) |
| Mouvement quotidien | ~1° par jour (360°/an) | ~12° par jour (360°/29,5j) |
| Inclinaison | 23,5° (écliptique) | 5° (par rapport à l'écliptique) + variation de déclinaison |
| Visibilité | Toujours visible le jour | Visible seulement la nuit ou le jour selon la phase |
| Facteur | Soleil | Lune |
|---|---|---|
| Période | 1 an (365 jours) | 29,5 jours (cycle synodique) |
| Mouvement quotidien | ~1° par jour (360°/an) | ~12° par jour (360°/29,5j) |
| Inclinaison | 23,5° (écliptique) | 5° (par rapport à l'écliptique) + variation de déclinaison |
| Visibilité | Toujours visible le jour | Visible seulement la nuit ou le jour selon la phase |
Conclusion
Pour la Lune, un analemme classique (en 8) n'existe pas à cause de sa période orbitale courte. En revanche, en photographiant la Lune à la même heure solaire tous les 29,5 jours, tu obtiendras une ellipse ou une boucle irrégulière qui reflète son mouvement complexe.
Veux-tu que je t'aide à simuler les positions de la Lune à 7h pour Dijon sur plusieurs mois ? (Je peux générer un tableau ou un graphique.)
IA n°8
Ce que vous décrivez pour le Soleil s’appelle une analemme : en photographiant le Soleil chaque jour à la même heure (horaire civile corrigée du changement d’heure) et depuis le même endroit, les positions successives forment un « 8 » plus ou moins incliné selon l’heure choisie.
Pour la Lune, le principe est similaire, mais avec deux différences majeures :
1. Quelle « heure » choisir pour la Lune ?
La Lune ne revient pas à la même position dans le ciel après 24 h, mais après environ 24 h 50 min (durée du jour lunaire, liée à sa révolution autour de la Terre).
Si vous prenez une photo de la Lune tous les jours à 7 h du matin, sa position va « glisser » d’un jour à l’autre et vous n’obtiendrez pas une courbe fermée simple comme pour le Soleil.
Pour obtenir une courbe analogue à l’analemme solaire, il faut :
-
soit photographier la Lune à la même heure solaire + un décalage quotidien de ~50 minutes, c’est-à-dire :
-
jour 1 : 7 h 00
-
jour 2 : 7 h 50
-
jour 3 : 8 h 40, etc.
(en pratique, on utilise plutôt un logiciel/planétarium qui calcule la position de la Lune à intervalle régulier sur un cycle lunaire) ;
-
-
soit, plus simplement, simuler la trajectoire avec un logiciel d’astronomie (Stellarium, SkySafari, Sky Tonight, etc.) en affichant la position de la Lune à la même heure civile tous les jours pendant un mois.
Certaines sources expliquent explicitement que les « analemmes lunaires » se construisent en marquant la position de la Lune toutes les 24 h 51 min, sur la durée d’un mois lunaire.
2. Quelle forme obtient-on ?
Contrairement au Soleil, dont l’analemme est toujours un 8 (plus ou moins incliné), la « courbe » de la Lune dépend :
-
de l’heure choisie,
-
de la latitude (Dijon ≈ 47° N),
-
et surtout de la période du mois (la Lune monte et descend beaucoup plus en déclinaison que le Soleil, et son heure de lever/coucher varie fortement).
Selon l’heure fixe choisie, on peut obtenir :
-
une boucle plus ou moins allongée,
-
parfois une sorte de 8 déformé,
-
parfois une courbe ouverte qui ne se referme pas nettement si on ne suit pas exactement un cycle complet.
Le matin vers 7 h, comme vous l’avez observé, la Lune peut être très haute en certaines périodes du mois (pleine lune d’hiver, par exemple), et très basse ou même absente à d’autres moments : c’est cette grande variation qui rend la « courbe lunaire » plus complexe que celle du Soleil.
3. Comment faire concrètement à Dijon ?
Deux approches :
A. Méthode « vraie » photo (longue et délicate)
-
Choisissez une heure civile fixe (ex. 7 h 00).
-
Tous les jours (ou tous les 2–3 jours) pendant un mois lunaire complet (~29,5 jours), prenez une photo de la Lune depuis le même point, avec le même cadrage (trépied, pas de mouvement).
-
Notez la date et l’heure exacte.
-
Assemblez les positions de la Lune sur un fond de ciel ou un paysage fixe (logiciel de type Photoshop, GIMP, ou outil d’astrophotographie).
-
Vous verrez apparaître la trajectoire apparente de la Lune à cette heure-là sur un cycle.
Contraintes :
-
La Lune n’est pas visible tous les matins à 7 h (nouvelle lune, lever/coucher décalés, météo, etc.).
-
Il faudra probablement compléter avec des simulations pour avoir une courbe complète.
B. Méthode « simulation » (beaucoup plus simple)
-
Installez un planétarium gratuit : Stellarium, Sky Tonight, ou équivalent.
-
Réglez la position sur Dijon, France.
-
Fixez l’heure à 7 h 00.
-
Faites défiler les jours sur un mois complet et notez (ou capturez) la position de la Lune dans le ciel.
-
Certains logiciels permettent même de tracer directement la trajectoire ou d’exporter les positions pour les superposer sur une photo.
C’est la méthode recommandée si vous voulez juste visualiser la forme de la « courbe lunaire » à 7 h du matin.
En résumé :
-
Pour le Soleil : même heure chaque jour pendant un an → analemme en 8.
-
Pour la Lune : même heure chaque jour pendant un mois donne une courbe complexe ; pour une vraie « analemme lunaire », il faudrait suivre la Lune à intervalle de ~24 h 51 min sur un cycle complet, ou utiliser une simulation astronomique pour tracer sa trajectoire à 7 h depuis Dijon.
IA n°9
Pourquoi le même protocole ne marche pas avec la Lune
Le Soleil revient à peu près à la même position chaque jour solaire (24 h) ; le « 8 » n'est que le résidu : obliquité (±23,4° en déclinaison) + excentricité de l'orbite (équation du temps, ±16 min). (Détail amusant : à l'heure vraie du cadran solaire, pas de 8, juste une ligne verticale — le 8 apparaît avec l'heure moyenne.)
La Lune, elle, n'est pas synchronisée avec le jour solaire : elle retarde d'environ 50 min par jour à la culmination (entre ~45 et ~56 min selon sa position sur son orbite). Photographiée chaque jour à la même heure légale, elle balaierait tout le ciel en un mois en dessinant une grande sinusoïde traversante — joli, mais pas une figure fermée.
Le bon calage : le jour lunaire
La Lune retrouve sa position moyenne au bout d'un jour lunaire : 24 h 50 min (intervalle moyen entre deux culminations). Le protocole équivalent est donc :
photographier la Lune tous les jours 50 minutes plus tard (précisément toutes les 24 h 50,5 min), avec trépied et cadrage fixes.
En ~27,6 jours (un mois anomalistique, le retour au périgée), on referme une petite boucle : l'« analemma lunaire ». Elle n'a pas la forme d'un 8, et voici pourquoi :
- Excentricité de l'orbite (e ≈ 0,055) : l'équation du centre atteint ±6,3° en longitude (période 27,55 j) — l'équivalent de l'équation du temps, mais 3× plus fort : l'heure de culmination dérive de ±30 min autour de son horaire moyen.
- Inclinaison de 5,1° sur l'écliptique : oscillation en latitude de ±5,1° (période 27,21 j).
Le 8 solaire est une figure de Lissajous 1:2 (deux boucles par an dans l'équation du temps contre une oscillation annuelle de déclinaison). Pour la Lune, les deux oscillations ont des périodes presque égales (27,55 j vs 27,21 j) → rapport 1:1 → une boucle ovale oblique d'environ 13° × 10° (≈ 25 diamètres lunaires), légèrement ouverte, qui se déforme et dérive d'un cycle à l'autre (précession du périgée en 8,85 ans, régression des nœuds en 18,6 ans). Il n'y a donc pas un analemma lunaire définitif comme pour le Soleil.
En pratique
- Déclencher chaque jour ~50 min plus tard ; pose « lunaire » type f/8, 1/250 s, ISO 100 (règle looney 11).
- Partir d'un croissant bien détaché du Soleil (élongation ≥ 60°) : la phase ne dérive que de ~28° sur tout le cycle, la Lune reste visible.
- ~27-28 poses suffisent, puis composition sur un paysage. Cherchez « lunar analemma » : plusieurs composites existent.
- Variante plus simple et plus précise : chaque jour, noter l'heure exacte de culmination et la hauteur de la Lune au méridien. Le couple (retard horaire, hauteur) trace directement l'analemma.
Votre Lune de ce matin
Une Lune très haute vers 7 h signifie qu'elle culminait à peu près à ce moment — donc qu'elle était proche de son dernier quartier. Rappel des culminations (heure solaire) : nouvelle → midi, premier quartier → 18 h, pleine → minuit, dernier quartier → 6 h, en retardant ~50 min/jour. À Dijon, midi solaire tombe vers 13 h 40 en heure d'été : 7 h légales ≈ 5 h 20 solaires, pile l'heure où un dernier quartier approche du méridien. (Si c'était bien un demi-disque décroissant, c'est confirmé.)
Quant à sa hauteur : altitude maximale ≈ 90° − 47,3° + déclinaison. Or la déclinaison lunaire oscille entre ±18° et ±28,6° selon le cycle des nœuds (18,6 ans). Nous sommes juste après la lunistice majeure (pic 2024-2025) : la Lune culmine jusqu'à ~71° à Dijon — plus haut que le Soleil d'été ne montera jamais (66°) — et descend jusqu'à ~14°. Dans dix ans (lunistice mineure, 2034), elle plafonnera à ~61°. D'où cette impression, tout à fait justifiée, de Lune exceptionnellement haute.
Et finalement, qui a raison ?
Probablement un peu toutes.
La question paraît simple :
« Quel est l'analemme de la Lune ? »
Mais elle cache en réalité plusieurs questions différentes.
Si l'on demande simplement où se trouve la Lune dans le ciel à une heure donnée au cours du temps, on obtient une trajectoire.
Si l'on reproduit exactement l'expérience photographique du Soleil, on obtient une autre figure.
Si l'on observe la Lune à chaque passage au méridien, on mesure encore autre chose.
Et si l'on cherche une représentation analogue à l'analemme solaire en coordonnées célestes, le résultat est encore différent.
C'est finalement ce que j'aime dans cette petite observation faite ce matin à Dijon : une Lune qui paraît simplement « très haute » dans le ciel m'a conduit à une question beaucoup plus compliquée que prévu.
Il ne me reste plus qu'à trouver quelle expérience photographique permettrait de voir réellement la figure dessinée par la Lune.